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[ Avertissement : les points de vue développés dans le texte qui suit sont ceux de l'auteur et n'engagent pas le Centre Hâ 32 qui a pour habitude de ne pas prendre parti dans les débats de société qu'il suscite. ]
Texte de la conférence du 13 novembre 2003 – Par Françoise Smyth-Florentin

Notre rapport au temps

 

Introduction

On l’a dit : notre civilisation, à l’échelle du monde actuel, bégaie dans son rapport au temps. Mais le concept est trop vague ou théorique ou désincarné. « Nous » ? Quel « temps » ?

Par « nous », nous entendrons, toutes familles spirituelles confondues, les cultures du livre. Qu’il s’agisse même des plus délirantes églises fondamentalistes américaines (4 à 6 millions de membres d’églises millénaristes, création­nistes, etc), aux plus violentes formes de communautarisme islamiste wahabite et autres, il y a une référence (certes pour plusieurs devenue folle) à un corpus de textes plus ou moins cohérents et constitué en canons qui sont loin d’être sans communication entre eux. Les Apocalyptiques du Texas lisent des textes que nous étudions sereine­ment depuis des siècles en Occi­dent. Le désen­chantement des grandes histoires messianiques du salut et des lendemains qui devraient chanter laissent notre monde sans horizon d’attente parta­gée et ceux qui font profession d’espérance cherchent désespérément leurs mots. Il y a un creux constamment comblé d’un excès de célébra­tion, creux qui s’occulte grâce à des ruses avec l’a­mnésie. Tout se passe comme si un passé peu important nous contraignait à de moins en moins de mémoire. Les peuples du livre répètent leur leçon sans en attendre vraiment le changement qui rendrait leur terre ou leur vie habitables.

Nous allons donc essayer de reprendre les choses au commencement, pas aux origines et à leurs fantasmes. Au moment de la création de ces mythes - au bon sens du terme - qui structurent notre rapport au temps, et notre discours sur le rapport au temps.

La suite de la conférence est lisible dans le document ci-joint.

Post-Scriptum :

Françoise Smyth-Florentin est professeur honoraire de l’Institut Protestant de Théologie de Montpellier.


Conférence F.Smyth

Texte de la conférence de F. Smyth


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