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[ Avertissement : les points de vue développés dans le texte qui suit sont ceux de l'auteur et n'engagent pas le Centre Hâ 32 qui a pour habitude de ne pas prendre parti dans les débats de société qu'il suscite. ]
Après la conférence du 24 mai 2012 – Avec Ginette Baty-Tornikian, Maître-assistante à l’ENSA de Paris-Belleville, chercheur au laboratoire IPRAUS

Les aléas d’un urbanisme du bonheur au 20e siècle : les cités jardin

 

Dans le cadre du cycle 2011-2012 « Le bonheur ? » le centre Hâ 32 a proposé une soirée le jeudi 24 mai avec

Ginette Baty-Tornikian

Maître-assistante à l’ENSA de Paris-Belleville

Chercheur au laboratoire IPRAUS

Les cités du Bonheur

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Ginette Baty-Tornikian

Quelle nature dans ces projets de bien-être pour tous ?
Au milieu du 19ème siècle, trois expériences d’urbanisation marquantes sont à la genèse de l’urbanisme. Dans l’inspiration de Londres qui s’enorgueillit de 6 parcs royaux, dont Hyde Park, il y a le Paris haussmannien, qui englobe ses faubourgs et introduit des parcs, des jardins, des squares et des Bois. Le New-York de Frederick Law Olmsted qui créé Central Park (2 fois plus grand que Hyde Park) avant de construire les habitations et services. Le Barcelone de Cerdà qui rase toute la ville à l’exception de son centre médieval pour appliquer un plan reproductible.

Ce sont les anglo-saxons qui développent l’urbanisme social, soit apporter le même bien-être pour toutes les categories de populations. Ebenezer Howard, journaliste, (1850-1928), fondateur du mouvement des cités-jardins a une vision radicale du bonheur pour l’homme urbain , dans un premier ouvrage publié en 1898 : “Demain : une voie pacifique pour une veritable réforme” (Tomorrow-A Peaceful Path to Real Reform ou il propose une substitution délibérée par d’une résille de cités sociales, (ensembles de cités-jardins) qui seraient les nouveaux établissements humains pour tous les hommes sur la planète...

Dans “Les cités-jardins de demain”, il introduit l’idée de la satellisation, soit, réaliser des cités-jardins autonomes et environnées de “nature” pour urbaniser les villes existantes.

Cette conception est complétée par un biologiste écossais, darwiniste, l’évolutionniste Patrick Geddes, qui s’intéresse, entre autre à l’urbanisme. Pour lui, c’est la totalité du vivant qu’il faut penser pour aborder la question des rapports de l’homme de la ville et de la nature et il faut penser la ville elle-même comme un organisme vivant.

Ces idées se retrouvent dans les projets de création des villes nouvelles, les réflexions sur l’environnement urbain et la ville durable, un retour de cette idée de cité-jardin à l’échelle internationale, dans les projets de création de villes satellites, parfois à grande échelle, notamment dans certains pays émergents, tissant de nouveaux liens entre la ville et la nature.

 



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