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[ Avertissement : les points de vue développés dans le texte qui suit sont ceux de l'auteur et n'engagent pas le Centre Hâ 32 qui a pour habitude de ne pas prendre parti dans les débats de société qu'il suscite. ]
Après la conférence du 19 janvier 2012 – Avec Paul Seabright, chercheur à la Toulouse School of Economics

Les politiques économiques peuvent-elles contribuer au bonheur des citoyens ?

 

Dans le cadre du cycle 2011-2012 « Le bonheur ? » le centre Hâ 32 a proposé une soirée le jeudi 19 janvier avec

Paul Seabright

Chercheur à la Toulouse School of Economics

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Paul Seabright

Le bonheur pour le bonheur est un sujet sur lequel les pouvoirs publics, comme leurs conseillers économiques, sont traditionnellement restés plutôt muets. Le devoir des politiques publiques étant conçu comme de fournir aux citoyens des moyens pour construire leur propre bonheur, plutôt que de s’occuper de ce bonheur en toute sa complexité psychologique.

Pourtant, depuis quelques années, une nouvelle discipline d’économie comportementale nous enseigne les diverses façons dont l’exercice libre de nos choix nous rend moins heureux que si nous avions choisi autrement. Faut-il en tirer la conclusion que le choix des individus a besoin d’être "restreint" pour nous rendre plus heureux ? Ou, au moins, que nos choix ont besoin d’être "encadrés", "influencés" ?

Au cours de cette conférence j’exposerai un nombre de courants de cette nouvelle discipline. Mais je proposerai également qu’il faudrait regarder avec prudence cette conclusion séductrice. Savons-nous vraiment mesurer le bonheur ? Même si nous le savions, faut-il toujours privilégier la perspective du regret ? Et même s’il le fallait, la liberté n’a-t-elle aucun poids contre le bonheur ? Je proposera des leçons utiles à tirer de l’économie comportementale qui nous permettront de respecter le bonheur des citoyens, mais de respecter d’autres valeurs aussi que leur bonheur.



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