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[ Avertissement : les points de vue développés dans le texte qui suit sont ceux de l'auteur et n'engagent pas le Centre Hâ 32 qui a pour habitude de ne pas prendre parti dans les débats de société qu'il suscite. ]
Après la conférence du 16 décembre 2010 – Avec Denis Favennec, professeur de mathématiques spéciales au Lycée Montaigne à Bordeaux

L’art en jeu

 

Dans le cadre du cycle 2010-2011 « Jeu, enjeux, hors-jeux » le centre Hâ 32 a proposé une soirée le jeudi 16 décembre avec

Denis Favennec

Professeur de mathématiques spéciales au Lycée Montaigne à Bordeaux}} }

 

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Denis Favennec


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Innocent

"C’est trop vrai" : telle fut, selon la légende, la réaction d’Innocent X
lorsqu’il découvrit son portrait, peint par Vélasquez en 1650. 

Sur la scène d’un tableau, dans l’espace d’une sculpture, d’étranges jeux
voient le jour : le peintre mensonger joue avec les vérités du modèle - ou
avec le désir du commanditaire ; l’idole décevante joue à l’image véritable
 ; le regard du spectateur est joué par l’artifice de l’artiste.

Il semble donc qu’entre trompeur et trompé, le jeu soit bien réglé, et les
rôles répartis longtemps à l’avance : commanditaire, artiste, oeuvre et
spectateur, chacun doit se tenir à sa place afin que l’illusion déploie ses
prestiges désirés.

Voire... Car le jeu de l’art est plus subtil et moins codé qu’il ne paraît
 : le commanditaire, parfois, réclame la place du peintre ; le modèle peut,
à bon droit, traverser son image et devenir spectateur ; il arrive que
l’icône, même, se mue en simulacre et que les images sacrées provoquent des
sentiments très profanes...

Breughel, Michel-Ange, Titien, Vélasquez, Le Bernin, Manet, Duchamp - et
bien d’autres encore : les artistes, et leurs oeuvres, ont souvent joué un
jeu qu’on n’attendait pas, et dont cette conférence propose de découvrir
quelques règles.



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