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[ Avertissement : les points de vue développés dans le texte qui suit sont ceux de l'auteur et n'engagent pas le Centre Hâ 32 qui a pour habitude de ne pas prendre parti dans les débats de société qu'il suscite. ]
Après la conférence du 14 octobre 2010 – Avec Yvon Pesqueux, Professeur titulaire au CNAM de la Chaire Développement des Systèmes d’Organisation

Tricher, jouer avec les règles ?

 

Dans le cadre du cycle 2010-2011 « Jeu, enjeux, hors-jeux » le centre Hâ 32 a proposé une soirée le jeudi 14 octobre avec

Yvon Pesqueux

Professeur titulaire au CNAM de la Chaire Développement des Systèmes d’Organisation


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Yvon Pesqueux
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Conférence

La triche touche tous les domaines de l’activité humaine : le jeu ludique,
le jeu de hasard, le sport, la religion, la politique, les affaires bien
sûr, etc. Nous resterons dans ce texte dans le domaine des affaires mais
la liste précédente montre les nombreuses occurrences possibles de la
triche. Et si l’on reprend l’infinie galerie de portraits des parties
prenantes (Y. Pesqueux ), toute relation peut donner lieu de part et
d’autre à de la triche. Il suffit de penser au délit d’initié qui rompt
l’équité de position entre les actionnaires. La triche dans la « pratique
des affaires » est un objet caché mais important. Il est caché pour éviter
de devoir reconnaître le paradoxe de la triche qui n’est pas, dans « la
pratique des affaires », comme dans d’autres domaines d’ailleurs,
forcément une « mauvaise » chose puisqu’elle peut en même temps être
considérée comme source d’apprentissage. La triche ne peut être aussi
aisément réduite à du vol ou à de la corruption (qui, par différence avec
la triche, suppose un pacte entre « corrupteur » et « corrompu »). A la
différence de la corruption, la triche ne pourrit ni le corrupteur ni le
corrompu et elle n’est pas jugée comme telle.

L’argumentation de ce texte sera la suivante : après avoir défini ce
qu’est la triche, une théorie des organisations, la théorie des parties
prenantes, sera examinée sous l’angle qui permet de voir en quoi elle « 
impense » la triche. La triche, tout comme la conformité, le conformisme,
la transgression et la déviance, est un opérateur d’identification du
sujet (et non un défaut d’identification puisqu’il s’agit de rester dans
le groupe même si c’est pour en contourner les règles à son profit). Et
quand il s’agit de contourner des règles de la profession, la triche se
trouve positionnée face à la déontologie. La notion a aussi à voir avec
les mœurs et les règles.

Bibliographie
- Management et qualité : une approche critique, Economica, Paris, 2008
- Filosofia E Organizaçoes, Cencage Learning, Sao Paulo, Brésil, 2008
- La « société du risque – Analyse et critique, Economica, Paris, 2009 (en
coll. Avec J. Méric & A. Solé)
- l’"école japonaise" d’organisation, Editions AFNOR, Paris, 2009 (en coll. avec J.-P. Tyberghein)
- SOCIETY AND BUSINESS REVIEW as Editor (Emerald Publishing)



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